Zaouias

La Zaouia
La zaouia est plus qu’une école ou un temple, elle est « l’angle », l’angle de vision de la confrérie.C’est là que les adeptes se réunissent pour jouer la musique du culte, l’enseigner.
Les nombreuses confréries au Maroc sont protégées par le Roi en tant que patrimoine culturel mais pas seulement car comme nous le rappelle Mr Abdallah Chfira :

« au travers l’Histoire elles ont toujours eut un rôle majeur, de par leur popularité, leur rayonnement, elles ont ; plusieurs fois été au cœur de moments fondamentaux pour le pays et le Trône a toujours eu de la considération pour les zaouias, les a toujours protégées »

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De par l’enseignement qui y est dispensé, la philosophie de vie qu’elle enseigne, elle a un réel rôle éducatif et pacifiste de par la tolérance qu’elle véhicule en ses murs.

« Un chrétien, un juif et un musulman peuvent être adeptes de la même confrérie, en cela elle communique des valeurs de tolérance fondamentales »

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On comprend que si sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Trône en général protègent les confréries c’est que le soufisme est une réelle réponse face à l’intégrisme : religion d’harmonie et d’ouverture. Peut être même y a t’il à réfléchir sur la stabilité marocaine en vertu de l’importance de ses confréries dans tout le Royaume.

La relève ?
L’on pourrait croire que si certaines zaouias ne sont pas « actives », c’est que le nombre d’adeptes décroit. Il n’en est rien. Les confréries sont extrêmement populaires, il est juste question de financement pour pouvoir les rénover.
C’est en ce sens que l’association Joudour – aussi présidée par Mr Chfira- oeuvre au quotidien et tout au long de l’année afin de soutenir les zaouias et les confréries. D’ailleurs pour ceux qui ont assisté à des concerts de la confrérie Issaoua, durant le festival gnaoua à Dar Souiri par exemple, vous aurez remarqué que les adeptes sont jeunes. En effet la relève ne demande qu’à reprendre le flambeau.
Comme le précise Mr Chfira

« nous n’avons de cesse d’encourager les jeunes qui, eux-mêmes sont très sensibles à ces chants et cette musique ; ils ne demandent qu’à être accompagnés. »